sábado, 17 de enero de 2009

Hiram. La Leyenda fundadora (III)

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Las fuentes de la leyenda

Intentar encontrar los orígenes de la leyenda de Hiram es un ejercicio más difícil, y más aún si se quiere seguir siendo riguroso.

Se puede asignar a esta leyenda distintas fuentes mitológicas y naturalmente encontrar, buscando un poco en la historia de las tribus y religiones antiguas, egipcia, grecorromana, o incluso de carácter céltico, o acudir a numerosos relatos consagrados sobre mitos que pueden constituir tantos modelos como necesitemos.

Los autores que se han inclinado sobre esta cuestión aún tienen un gran campo de trabajo e investigación. Nosotros no volveremos de nuevo sobre estos antecedentes tan alejados, que pueden a lo sumo mencionarse como otros tantos arquetipos basados en figuras universales del héroe o de “dios quien meurt” (Frazer).

Estas referencias pueden en efecto parecer seductoras, sin embargo no son pertinentes para un trabajo de investigación. El error que cometen generalmente, por distintas razones, los que alegan estas pretendidas fuentes, es creer, o fingir creer, que esta leyenda viene del fondo de las edades o de los tiempos, como heredera natural de mitos más remotos, de los cuales este sería uno de los últimos retornos.

Hemos visto y tendremos la ocasión de llegar más lejos, que no es el caso, sobre el carácter artificial de la leyenda de Hiram, su creación moderna, probablemente en los primeros años del siglo XVIII, al menos nosotros no tenemos la menor duda acerca de ello. El problema de sus orígenes se plantea de manera bien diferente, y para solucionarlo, no es necesario acudir al clima intelectual y espiritual en el cual evolucionaba en alguna medida, la forja esta leyenda.

Ahora bien estos medios, si no se conocen explícitamente, son claramente identificables.

En torno a las figuras de Désaguliers y Anderson, podemos decir que se mueven en un mundo - nuevo en el Oficio- son doctos y “sabios de Doctores”, que se han formado en la Biblia con un fondo basado en la Humanidades clásicas, y preocupados por vincular a las antiguas tradiciones al Oficio. No se debe olvidar que Anderson se empeña en poner de manifiesto, contra toda evidencia, que la Gran Logia de 1717, creación profundamente original, sin ningún genero de dudas, no era más que el despertador “revival”, de un mítica y ancestral Gran Logia en la cual todo el mundo habría querido creer.

Los antecedentes inmediatos de la leyenda: los Ms Graham (1726)

Las distintas hipótesis propuestas, se ve, que intentan encontrar las fuentes de la leyenda de Hiram, aunque tropiezan generalmente con considerables dificultades. Además de que piden prestado a temas míticos o legendarios, generalmente sin un informe real y manifiesto con el Oficio, y contienen de ordinario uno de los elementos de esta leyenda esencialmente la del asesinato del constructor.

Se podría examinando la historia general de Inglaterra desde el Siglo XVII, encontrar otros asesinatos distintos, e injustos, y no faltaran autores para poner en pie las distintas teorías a menudo bastante caprichosas.

Un documento corta claramente, todas estas fuentes abocadas a la aproximación. Se trata de un manuscrito con fecha del 24 de octubre de 1726, los M.s Graham, a los cuales durante mucho tiempo no se les hizo mucho caso, el cual se presentó y se estudió por primera vez por el famoso investigador inglés H. Poole, en 1937.

La contribución de este texto a la búsqueda de las fuentes de la leyenda de Hiram parecen capitales, el documento se presenta en primer lugar como un catecismo, en muchos puntos comparable a los conocidos durante años 1724-1725. Algunas de las cuestiones y respuestas que da, se encuentran en efecto, casi textualmente, en algunos de estos textos, en particular, en un manuscrito de 1724, The Whole Institutión of Masonry, y en un documento impreso de 1725, The Whole Institutions of Free-Masons Opened.

Estas semejanzas son importantes de destacar, ya que establecen que los Ms. Graham no son de ninguna manera un texto aislado y atípico, ya que se inserta indiscutiblemente en una corriente de instrucciones masónicas reconocidas y difundidas en Inglaterra en esta época. Se debe tener especialmente en cuenta la tonalidad cristiana muy afirmada en cuanto a las explicaciones simbólicas que se proponen en él.

Al final del catecismo propiamente dicho, se nos enseña e que “por tradición y también por referencia a la Escritura ”, “Sem Cham y Japhet tuvieron que volver sobre la tumba de su padre Noé para intentar descubrir algo al respecto que los guiaría hacia el potente secreto que tenía este famoso predicador.

Siguen entonces tres relatos distintos, tres leyendas que conviene examinar con todo detalle.

Primera Leyenda :

« Ces trois hommes étaient déjà convenus que s’ils ne découvraient pas le véritable secret lui-même, la première chose qu’ils découvriraient leur tiendrait lieu de secret. Ils ne doutaient pas, mais croyaient très fermement que Dieu pouvait et voudrait révéler sa volonté, par la grâce de leur foi, de leur prière et de leur soumission ; de sorte que ce qu’ils découvriraient se révélerait aussi utile pour eux que s’ils avaient reçu le secret dès le commencement, de Dieu en personne, à la source même.

Ils parvinrent à la tombe et ne trouvèrent rien, sauf le cadavre presque entièrement corrompu. Ils saisirent un doigt qui se détacha, et ainsi de jointure en jointure, jusqu’au poignet et au coude. Alors, ils relevèrent le corps et le soutinrent en se plaçant avec lui pied contre pied, genou contre genou, poitrine contre poitrine, joue contre joue et main dans le dos, et s’écrièrent : « Aide-nous, 0 Père ». Comme s’ils avaient dit : « 0 Père du ciel aide-nous maintenant, car notre père terrestre ne le peut pas. »

Ils reposèrent ensuite le cadavre, ne sachant qu’en faire. L’un d’eux dit alors : « II y a de la moelle dans cet os » [Marrow in this bone] ; le second dit : « Mais c’est un os sec »; et le troisième dit : « il pue ». Ils s’accordèrent alors pour donner à cela un nom qui est encore connu de la Franc-Maçonnerie de nos jours. »

Segunda Leyenda  :

« Pendant le règne du roi Alboin naquit Betsaléel, qui fut appelé ainsi par Dieu avant même d’être conçu. Et ce saint connut par inspiration que les titres secrets et les attributs essentiels de Dieu étaient protecteurs, et il édifia en s’appuyant dessus, de sorte qu’aucun esprit malin et destructeur n’osa s’essayer à renverser l’oeuvre de ses mains.

Aussi ses ouvrages devinrent si fameux, que les deux plus jeunes frères du roi Alboin, déjà nommé, voulurent être instruits par lui de sa noble manière de bâtir. Il accepta à la condition qu’ils ne la révèlent pas sans que quelqu’un soit avec eux pour composer une triple voix. Ainsi ils en firent le serment et il leur enseigna les parties théoriqueet pratique de la maçonnerie ; et ils travaillèrent. […]

Cependant Betsaléel, sentant venir la mort, désira qu’on l’enterre dans la vallée de Josaphat et que fut gravée une épitaphe selon son mérite. Cela fut accompli par ces deux princes, et il fut inscrit ce qui suit : « Ci-gît la fleur de la maçonnerie, supérieure à beaucoup d’autres, compagnon d’un roi, et frère de deux princes. Ci-gît le coeur qui sut garder tous les secrets, la langue qui ne les a jamais révélés. »

Tercera leyenda  : (Sans nulle transition, là encore, un dernier récit est proposé au lecteur.)

« Voici tout ce qui se rapporte au règne du roi Salomon, [fils de David], qui commença à édifier la Maison du Seigneur : […] nous lisons au Premier Livre des Rois, chapitre VII, verset 13, que Salomon envoya chercher Hiram à Tyr. C’était le fils d’une veuve de la tribu de Nephtali et son père était un Tyrien qui travaillait le bronze.

Hiram était rempli de sagesse et d’habileté pour réaliser toutes sortes d’ouvrages en bronze. Il se rendit auprès du roi Salomon et lui consacra tout son travail. […] Ainsi par le présent passage de l’Écriture on doit reconnaître que ce fils d’une veuve, nommé Hiram, avait reçu une inspiration divine, ainsi que le sage roi Salomon ou encore le saint Betsaléel. Or, il est rapporté par la Tradition que lors de cette construction, il y aurait eu querelle entre les manoeuvres et les maçons au sujet des salaires. Et pour apaiser tout le monde et obtenir un accord, le sage roi aurait dit : « que chacun de vous soit satisfait, car vous serez tous rétribués de la même manière. » Mais il donna aux maçons un signe que les manoeuvres ne connaissaient pas. Et celui qui pouvait faire ce signe à l’endroit où étaient remis les salaires, était payé comme les maçons ; les manoeuvres ne le connaissant pas, étaient payés comme auparavant.

[…] Ainsi le travail se poursuivit et progressa et il ne pouvait guère se mal dérouler, puisqu’ils travaillaient pour un si bon maître, et avaient l’homme le plus sage comme surveillant. […] Pour avoir la preuve de cela. Lisez les 6è et 7è [chapitres] du premier Livre des Rois, vous y trouverez les merveilleux travaux d’Hiram lors de la construction de la Maison du Seigneur. Quand tout fut terminé, les secrets de la maçonnerie furent mis en bon ordre, comme ils le sont maintenant et le seront jusqu’à la fin du monde […] »

Sí se observan con detenimiento los tres relatos, en ellos veremos que se destacan varios puntos esenciales.

El primer relato de los Ms Graham es también el primer texto de la historia masónica que describe un rito de levantamiento de un cadáver asociado a los Cinco Puntos del Compañerismo, testado a partir de 1696 en los textos escoceses. El objetivo es intentar encontrar un secreto – que el resto no sabe que tiene – y que fue perdido por la muerte de su tenedor, y el cual se asocia un juego de palabras probable con “Marrow in the Bone”, mencionando bastante claramente en la expresión masónica de M.B. Está claro que eso está vinculado “al nombre que aún se conoce e en la Francmasonería de hoy día”, el cual aparece como un secreto de sustitución.

La particularidad más notable, es que no se ve aquí ningún vínculo con el arte de la Masonería, y sobre todo que el personaje central no es Hiram, sino Noé…

El segundo relato nos representa a la personalidad de Betsaléel, dueño de secretos maravillosos vinculados al Oficio, que serán comunicados solamente a dos príncipes. El punto importante parece aquí en el epitafio: En el corazón se guardan todos lo secretos que la lengua jamás revelará”. Hay que tener en cuenta que este tema está ausente en la primera leyenda.

Por fin, el tercer relato pone en escena Hiram, es el Vigilante más sabio de la tierra”, y el que controlaba probablemente la transmisión a los buenos obreros de la “señal” que daba derecho al sueldo de los “masones”. Hay que tener en cuenta que aquí los secretos no solo permanecen, sino que son bien guardados; Hiram acaba el Templo, y es asesinado …

La simple lectura de estos tres relatos impone una comprobación inmediata: su superposición nos da casi íntegramente la leyenda de Hiram tal como nos lo informa por primera vez Prichard en 1730.

La innovación principal es que Hiram - incluido el papel, honorable pero modesto, en los Ms Graham, y conforme a lo poco que se dice él en todos los Antiguos Deberes -, aunque se substituye por Noé, en el rito de levantamiento. Es Hiram, y no Betsaléel, al que en adelante pertenece “al corazón que supo guardar todos los secretos que la lengua nunca revelará”.

Pero la tercera leyenda de los Ms. Graham no indicaba ¿ que Hiram había recibido una inspiración divina como “el santo Betsaléel”?

Retengan por el momento el carácter compuesto del personaje de Hiram Abif y la leyenda del tercero grado de Prichard, ya mencionado parecen inequívocos. La leyenda de Hiram, parece fruto de alguna fuente de inspiración más o menos antigua que se puede o quiere vincular. es sin duda alguna e, una síntesis tardía de varios relatos legendarios cuya antigüedad nosotros no conocemos.

La leyenda de los tres hijos de Noé, habida cuenta del papel que desempeña este personaje en la historia tradicional del Oficio de los Antiguos Deberes, así como la versión de la vida de Hiram informada en los Ms Graham, se ajustan a los más viejos textos de la tradición masónica inglesa que formaban seguramente parte de un relato más legendario y bastante antiguo, y consustancial al Oficio, cuestión que se puede sugerir, sin poder naturalmente afirmarlo de forma rotunda.

En cualquier caso, se establece que en 1726 - año en que, por primera vez en los anales del Franc-masonería, tenemos la prueba documental de recepciones a un tercer grado en Londres- un texto masónico nos muestra pues que esta síntesis, si ya se hubiera efectuado, no era aún conocida por todos. Es ahí donde es necesario destacar el principal acervo de la investigación.

Paro aquí el análisis de las fuentes de esta leyenda, sabiendo que muy numerosos puntos podrían levantarse, y que varias cuestiones permanecen sin respuesta. Quise simplemente exponer el ejemplo de esta leyenda, muy importante en la tradición masónica para sugerir cómo la masonería había podido dotarse, y mostrar, sobre todo una complejidad que se encuentra oculta bajo la aparente simplicidad del relato

que la masonería transmite desde hace alrededor de 270 años.

¿Una transición principal?

Querría para terminar, proponiendo algunas observaciones más generales.

Cuando en 1691, un Pastor escocés, Robert Kirk define la masonería, escribe simplemente: “Es una clase de tradición rabínica con forma de comentario sobre Jackin y Boaz, el nombre de las columnas del templo de Salomón”.

La Masonería es entonces simple - lo que no quiere decir que no sea rica - y parece estructurada por las dos columnas del Templo de Salomón. Es una Masonería sin leyenda operativa si se me permite esta expresión. En este sentido el grado de Maestro hirámico se introdujo bien como una innovación , menos considerable que la formación de Gran Logia a partir de 1717, pero sobre todo entre 1719 y 1723. Se podría decir permanecen las iniciativas de dar crédito a los mismos personajes, “científicos y doctores” violentamente denunciados por Briscoe a partir de 1724.

Cuando se suministra, como intenté hacerlo aquí, una clase de arqueología sobre la leyenda de Hiram, se puede entrever sin dificultad que se a elaborado sabiamente una leyenda para adornar una masonería de nuevo cuño , más sutil, más sofisticada, como se querría, quizá también, más aristocrática y más elegida, más sustancial para los elevados espíritus. Aportando en los rituales el mismo refinamiento literario, bíblico y legendario para toda la declaración, que había aportado el mismo Anderson en la redacción completa de la Historia de Oficio el cual se había suministrado, por cuenta de la Primera Gran Logia , apenas algunos años antes - o quizá, precisamente, al mismo tiempo y en un mismo movimiento.

Quiero sugerir aquí que si la historia de la leyenda de Hiram no es superponible exactamente a la historia del grado de Maestro, que la incluye sin inscribirse enteramente, esta leyenda constituye ciertamente en la historia de la primera Masonería especulativa, una transición principal.

A diferencia de las leyendas de Oficio, más o menos modificadas, de edad en edad, a la voluntad de las transmisiones, de las memorias más o menos fieles y de la imaginación colectiva, sin perspectiva ni plan concertado, todas las cosas de las que pudo inspirarse y no se vieron; , la leyenda de Hiram es un cambio una voluntad, y es un hecho radicalmente nuevo. Ella resulta de un planteamiento consciente y calculado sobre elaboración de un contenido renovado, al servicio de una diferente visión de la institución masónica que tenía por objeto, estructurando otro grado, crear por tanto una aristocracia masónica que de favoreciese una masonería aristocrática.

Esta leyenda, que traiciona irresistiblemente un trabajo de erudito, fue muy probablemente, en su principio, un instrumento político de la en el joven Gran Logia de Londres.

No obstante la historia, como a menudo sucede, vino a superar a sus protagonistas que se creen de buen grado los autores. La leyenda de Hiram, como un nuevo grado de Maestro, fue aplicado e impuesto poco a poco, pero vivió un desarrollo propio, incontrolable e imprevisible.

Se creaba un concepto nuevo, se prometía un destino fabuloso, que debía declinarse ad infinitum en los altos grados cuyo modelo fundador. No queda claro que los más antiguos de estos altos grados se basan en glosas, perfectamente elaboradas sobre o los antecedentes o las consecuencias de la muerte de Hiram?

Alguien se estará preguntado sobre lo que se ocurriría si la leyenda no hubiera concluido, como Prichard nos dice por una palabra perdida, una palabra substituida y un arquitecto trágicamente desaparecido.

Se ve en efecto sin dificultad la falta de este esquema: sería necesario encontrar bien la palabra perdida y sustituir al arquitecto, ahí hay material para quien quiera escribir cinco o seis otras leyendas y otros tantos nuevos grados.

Si la masonería se lanzó inmediatamente, y para varias décadas, en una extraordinaria y a veces loca empresa creativa de grados en busca de la Palabra perdida, no sería simplemente porque los autores de la leyenda fundadora lo construyeron como un relato

Abierto e inacabado? Torpeza o ingeniería? Nadie puede responder.

Roger Dachez

NOTA: A este respecto  el Hermano Ivan Herrera Michel en su blog PIDO LA PALABRA, publicó en el mes de Julio un trabajo sobre HIRAM, que puede muy bien puede complementar este trabajo, para ello solo tienen que pinchar sobre el enlace del Blog o el mismo nombre del autor.

1 comentario:

RESPONSABILIDADES ACTUALES: dijo...

Q.. H:. Víctor,

Execente aporte.

Como una contribución a la discusión y busqueda de nuestras fuentes reales pongo a su consideración mi artículo "LAS DOS VERSIONES MASÓNICAS DEL MITO DE HIRAM", publicado hace unos seis meses en mi blog "Pido la Palabra"

http://ivanherreramichel.blogspot.com/2008/07/las-dos-versiones-masnicas-del-mito-de.html

Reciba, por favor, un TAF:.

Iván Herrera Michel